CARNET DE DESSEIN

La reconversion professionnelle sans clichés

Rupture conventionnelle : bien la négocier

La rupture conventionnelle peut être choisie ou subie, cependant faut pouvoir garder la tête froide quand celle-ci arrive. En effet, afin de la négocier au mieux, mais aussi une fois celle-ci homologuée afin de pouvoir mener les projets qui nous intéressent.

Une rupture du contrat de travail à « l’amiable »

En 2017, 420.900 rupture conventionnelle ont été homologuées. Selon sa définition elle est la rupture à l’amiable d’un CDI, par négociation entre l’employeur et le salarié. Autrement dit, c’est un mode de rupture du contrat qui n’est ni une démission, ni un licenciement, cependant, elle peut être douloureuse, comme je l’ai vécu. Le plus important quand une rupture conventionnelle se passe mal, est de garder la tête froide afin que celle-ci se passe au mieux, et en tirer les avantages possibles.

La rupture conventionnelle peut être demandée ou subie

Aussi, la rupture conventionnelle peut être négociée à la demande du salarié, sous condition d’acceptation de celle-ci par son employeur, suite à un ras-le bol professionnel ou l’envie de changer de cap professionnel. Elle peut aussi être subie, c’est-à-dire que malgré un CDI validé. Là, l’employeur estime que vous ne trouvez pas vos marques au sein de l’entreprise, sans avoir un motif de licenciement. Il vous propose ainsi une rupture conventionnelle.

C’est ce qu’il m’est arrivé en 2014. J’avais un job qui intellectuellement m’éclatait, j’ai validé ma période d’essai. Cependant je ne trouvais pas mes marques au sein de l’entreprise.  Ainsi, de retour de vacances, mon employeur, m’a annoncé qu’il ne comptait plus me garder dans les effectifs. Il m’a ainsi proposé une rupture conventionnelle. Aussi, j’ai senti le monde s’effondrer autour de moi, je n’avais pas de plan B. Aussi j’ai paniqué à l’idée d’avoir un trou inexplicable dans mon CV. Alors que faire dans ces conditions ?

Accepter la rupture conventionnelle

Le premier conseil, qui est celui que m’ont donné les syndicalistes, est d’accepter la rupture conventionnelle. En effet, il ne sert à rien de rester dans une entreprise alors que l’ambiance est pourrissante. De plus, tôt ou tard, votre employeur trouvera un motif de licenciement, et dans ce cas-là, adieux aux avantages de la rupture « à l’amiable » !

Se faire assister lors de la négociation

Aussi, la seconde chose est de négocier son indemnité de rupture conventionnelle, au-delà des indemnités légalement prévues. Pour cela, je pense qu’il est essentiel de se faire assister par un représentant du personnel si vous disposez de syndicats au sein de votre entreprise. Si ce n’est pas le cas vous faire assister d’un représentant syndical externe à votre entreprise. Ainsi appelez l’antenne régionale du syndicat choisi, elle vous aiguillera). Cette assistance est ainsi possible même sans être syndiqué. C’était mon cas à l’époque, et on se sent véritablement soutenu.

Ainsi, lors de la réunion de négociation, mon employeur ne s’attendait vraiment pas à ce que je vienne accompagnée. Ainsi, cela les a un peu déstabilisés… la négociation tournait dès le début à mon avantage grâce à la présence de la représentante syndicale. En effet, par le fait que par son expérience à elle su mener la négociation. Résultat des courses, je suis partie avec une généreuse indemnité de départ pour quelqu’un qui n’avait qu’un an d’ancienneté.

Ne pas être trop gourmand lors de la négociation

J’ai eu beaucoup de chance pécuniairement parlant dans cette expérience. Cependant, je conseille ne de pas être trop gourmand lors de la rupture au risque de la faire capoter, surtout, si elle a lieu à votre initiative. Bien qu’il faille savoir tenir ses positions, et certaines exigences, il faut aussi savoir rester souple. Quand vous sentez que vous avez atteint la proposition adverse maximum possible, n’insistait plus. En effet, à vouloir trop en demander, l’employeur pourrait refuser la rupture conventionnelle, pour la transformer plus tard en licenciement.

Savoir gérer ses indemnités de rupture conventionnelle

Par exemple, ce que je n’ai pas su gérer c’est la préservation de mon capital, faute de projet concret. Les indemnités de rupture conventionnelle repoussent le droit à vos indemnités de chômage. Dans la précipitation, je me suis dit que j’allais tenter ma chance à Londres. Cependant,bien que je passais des entretiens dans mon domaine d’expertise, je ne décrochais pas de job. Aussi, je passais mes journées à flâner dans les musées et entre autres au Victoria park. En six mois, mes indemnités ont été consommées. Il est vrai qu’après cette expérience professionnellement traumatisante, j’ai eu besoin de me reconstruire. Aussi, cette escapade londonienne m’a fait le plus grand bien, mais aujourd’hui, plus aguerrie, je ne ferais plus le choses de la même façon.

La période post rupture est propice à la réinvention de soi

La période suivant la rupture conventionnelle peut être propice à la mise en place d’actions, comme la recherche d’un nouveau job, un voyage initiatique, un bilan de compétences, une formation etc. Bref, elle peut être une porte grande ouverte vers la découverte de soi. Aussi, en écrivant ces mots, je pense à une amie d’ami, qui après avoir connu deux ruptures conventionnelles douloureuses a décidé de faire un break pour voyager, et, de poser ses valises dans une ville inconnue afin d’y monter sa marque de maroquinerie avec des copines. Même si cela ne s’est pas fait sans douleurs, elle trace sa route vers la réinvention de son parcours professionnel, loin des sentiers battus, un parcours inspirant.

Si toi aussi tu as subi ou demandé une rupture conventionnelle, n’hésite pas à me faire part de ton expérience en commentaire !

Annabelle

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