CARNET DE DESSEIN

La reconversion professionnelle sans clichés

J’ai testé le Bilan de Compétences

Parlons Bilan de compétences l’ami! Si tu lis cet article, c’est que tu as fait au moins un petit bout de chemin dans ta vie professionnelle et que toi aussi tu penses à faire le point sur ta carrière et tes aspirations, ou alors tu songes ou as une idée de reconversion. Que peut-on en attendre d’un bilan de compétences ? Comment se déroule-t-il ?

Un bilan de compétence : Qu’est-ce que c’est au juste ?

Il a pour but d’analyser ses compétences, ses aptitudes professionnelles et personnelles, ainsi que ses aspirations en appui d’un projet d’évolution professionnelle ou d’un projet de formation. C’est en substance la définition que l’on peut trouver sur le site du ministère du travail. Bref, il doit être ciblé et répondre à un besoin précis. Autrement dit, il sert à confirmer une idée ou une petite intuition…suis mon expérience.

Mon expérience du bilan de compétences

Ne pas avoir des attentes surdimensionnées du bilan de compétences

J’ai effectué un bilan de compétences dans le cadre de mes interrogations concernant ma reconversion professionnelle. Si j’avais la ferme intention de changer radicalement de milieu professionnel et de me mettre à mon compte, je n’avais pas d’idée de biens ou de services que je pouvais offrir. Je m’attendais à trouver l’idée durant mon parcours. Finalement, je m’attendais à ce que l’on me dise que j’étais faite pour tel métier et trouver le courage de me lancer. Or, cela ne se passe pas du tout comme ça !

La recherche sérieuse d’un prestataire

Tout a commencé par la recherche d’un prestataire. Après avoir fait des recherches méticuleuses sur internet, je me suis tournée vers un cabinet spécialisé dans le bilan de compétences au féminin. Je ne sais pourquoi, me disais-je qu’ils seraient plus aptes à comprendre mes aspirations. Suite à un entretien de prise de contact avec une consultante, durant lequel le feeling est plutôt bien passé, je me suis dit banco ! Rendez-vous fixé environ un mois après pour un bilan de 24h étalé sur trois mois.

Déroulé du bilan de compétences

Le 1er entretien a consisté à parler des éléments structurants de mon parcours, comme par exemple, qu’est-ce qui m’a motivé à faire une fac de droit, puis de la finance, etc. Mon cheminement personnel a été décortiqué, afin de pouvoir extraire mes motivations.

J’ai ensuite passé une série de tests comme le MBTI, le test entrepreneur, le profil vente -R, etc. afin de déterminer mes « drivers » et mon profil professionnel. Ce qui me chiffonnait dans ces tests, c’est que les questions étaient tournées pour un profil salarié…or, les motivations et les stimulations professionnelles ne sont pas les mêmes quand l’on travaille pour une entreprise que lorsque l’on souhaite se mettre à son compte. Bref, je n’ai pas trouvé les tests très adaptés à mes intérêts professionnels.

La part du travail personnel dans le bilan de compétences

Le bilan de compétences comporte aussi une forte part de travail personnel, comme aller se renseigner à la cité des métiers, auprès de la CCI dans mon cas, ou encore auprès de professionnels. Mon idée d’alors était de créer des MOOC…sans savoir sur quoi, et la cité des métiers comme la CCI n’ayant pas de base documentaire sur le sujet, ma consultante m’a conseillé de trouver une idée d’évolution dans mon domaine car « les heures du bilan passent ». Le projet qui a émergé de ce bilan, était une bouée de sauvetage, très éloigné de mes intentions de départ…travailler au sein d’une direction commerciale en assurance…

Si l’expérience n’a pas était très concluante, elle m’a permis de tester ma détermination à me trouver, à travailler à mon compte, je pense qu’il constitue un premier pas.

Bilan

Je sais au fond de moi que je veux me lancer à mon compte sans avoir d’idée, et le bilan de compétence n’a pas été la solution miracle. Je pense qu’il doit servir à valider une idée de reconversion afin d’évaluer ses points forts et ses axes d’améliorations.

Mes erreurs dans la recherche d’un prestataire

Je pense en outre que j’ai « choisi » une consultante, un peu au petit bonheur la chance, trop pressée de commencer. Je comprends que l’on n’ait pas forcément envie de faire de longues recherches après une dure journée de travail, mais il en va de la réussite de l’expérience.

L’importance d’un prestataire à l’écoute

Dans mon cas, malgré un bon feeling, ma consultante n’a pas pu saisir mes aspirations, ou se faisait un devoir de me rappeler à la réalité : « Capitalisez vos expériences, les organismes financeurs n’accordent que très peu de crédit à la reprise de formation des personnes déjà diplômées comme vous (…) capitalisez une dizaine d’années d’expérience avant de vous lancer à votre compte »…Non je ne veux pas rester dans mon domaine! Je suis prête à reprendre une formation, j’ai vu des articles de presse sur des cadres se réorientant vers un CAP. Je pense qu’il y avait un gap générationnel entre nous. Si je l’écoutais, je continuais à travailler cinq ans et montais mon cabinet de courtage en assurance.

Bref, si le bilan a servi à mettre en exergue mes point forts et mes axes d’amélioration, il a été peu concluant pour moi, mais je pense néanmoins, qu’il marque le début de ma recherche active de ma vocation professionnelle.

Mes conseils

  • Rencontrer plusieurs prestataires, voire même plusieurs consultants au sein de la même agence avant de vous décider.
  • Prendre le temps de la réflexion concernant l’organisme prestataire choisi.
  • Se servir du bilan de compétence pour se conforter dans une idée déjà trouvée ou un choix de poste 6;\lsdprior

Annabelle

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