CARNET DE DESSEIN

La reconversion professionnelle sans clichés

L’importance de travailler ses points forts

Mais pourquoi se poser de telles questions existentielles pardi ? Et bien si la reconversion sonne comme une réinvention, elle revient à faire une recherche de ton identité, de ton ADN, de ce qui fait ta pâte au-delà de tes aptitudes professionnelles ou de ton CV… Aussi je ne pense pas qu’il soit possible de se trouver sans avoir résolu l’épineuse question de ses qualités et de ses points forts. Autrement dit comment et pourquoi trouver et travailler ses prédispositions et aptitudes naturelles? Qu’elles soient intellectuelles, comportementales ou communicatives, il s’agit de les transformer en compétences évaluables.

En faire des compétences reconnues et appréciables

Nous avons travaillé nos points faibles à l’école, à la fac puis au travail, pour obtenir les filières souhaitées. Idem pour se fondre dans le moule de notre job. Le risque à trop travailler ses points faibles et en délaissant ses points forts est de devenir moyen partout. Le risque est aussi de ne pas se rendre compte de ce qui fait la richesse de notre personne.


Mais ces qualités sont bel et bien là ! Cependant, le plus compliqué est que, la maitrise de nos points forts nous est tellement naturelle qu’il nous est difficile de les détecter. Aussi, tout le travail consiste à identifier ces aptitudes naturelles afin d’en faire des compétences reconnues et appréciables. Par exemple d’une personne qui a de véritables capacités oratoires pour captiver son auditoire. Elle trouvera cela naturel et ne pensera pas forcement qu’il s’agit là d’un point fort. Le problème est cependant que le temps passant, sans identification de cette qualité, cette même personne se reposera sur ses acquis, ne pensera pas à mieux travailler ses interventions, leurs contenus, etc. Bref, peut-être est-elle passée à côté de sa vocation de conférencier (e)!

La première étapes de la recherche de ses points forts : les souvenirs

Je te propose de faire l’inventaire des matières ou des loisirs dans lesquelles tu t’épanouissiez ado, et des situations au travail ou dans la vie privée dans lesquelles tu t’es senti bien dans ce que tu faisais et excellent. Je me souviens par exemple de mon expérience en tant que juriste bénévole au sein d’une association spécialisée dans la garantie de micro-crédits accordés aux entrepreneurs. J’avais pour but de rédiger la trame des contrats de garanties. J’ai dû mobiliser mes compétences en finances pour comprendre le mécanisme financier et les risques sous-jacents. Tout cela afin de le traduire en langage juridique.

Dans cette expérience, je me suis sentie polyvalente, bonne rédactrice, adaptable, ouverte d’esprit. Voilà des qualités que l’on peut mettre en avant dans un entretien d’embauche par exemple. Par exemple, si je créé mon entreprise certaines de ces qualités seront utiles pour la rédaction du business plan. Fonder un business dans lesquelles je pourrai les mettre en œuvre…j’en rêve, il reste du boulot !

Organiser ses idées pour gagner du temps dans la construction de son parcours

Trouver ses points forts, les travailler, c’est vouloir se démarquer, être reconnu comme différent, mais bien au-delà, je pense qu’il s’agit des premiers pas vers une vie plus épanouie. J’en avais l’intuition et le ressenti, après avoir couché mes qualités sur papier. Cependant, il restait à mettre en œuvre et à organiser ces idées pour m’en faire un passetemps agréable…Aujourd’hui je tiens ce blog.

En remettant en cause la voie professionnelle empruntée à 30 ans, j’ai l’impression d’avoir gagné du temps dans la construction de mon parcours. Par exemple le fait de savoir quelles sont tes prédispositions permet de gagner du temps sur le fait d’avoir à réapprendre des compétences ou un emploi. Quand tu étudies d’autres options de carrières, le fait de savoir de quels talents ou compétences tu as besoin aide à immédiatement restreindre ses choix. Aussi, je peux de nouveau rêver et m’imaginer source d’inspiration.

Bref, si effectivement déceler ses points fort n’est pas un exercice facile, je pense néanmoins qu’il est nécessaire de faire cet inventaire pour se trouver lorsque l’on se pose beaucoup de questions. Ne serait-ce pas l’idéal de trouver sa zone de confort, non pas pour se reposer sur ces lauriers, mais pour s’y épanouir, se surpasser, y exceller !

Annabelle

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Revenir en haut de page